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Vous avez tous entendu parler un jour de la Roqya. L’exorcisme islamique légiféré pour combattre les maladies occultes ainsi que la sorcellerie. 

Une pratique que le musulman peut lui même mettre en pratique pour combattre les maux des djinns ou le mauvais œil. Certes, cette pratique est encadrée et légiférée. Que ce soit par des incantations coraniques, le fait de crachoter sur la personne possédée. Mais aussi le fait de réciter les 99 noms d’Allah (Exalté soit-Il). Ainsi, sans vouloir entrer dans tous les détails de la Roqyah, nous vous adressons quelques recommandations afin que vous ne soyez pas induit en erreur.

La Roqya : explications à propos de l’exorcisme coranique

Avec la médiatisation soudaine de cette pratique intrinsèque à l’Islam, certains charlatans ont décidé de réaliser un véritable business en faisant la Roqya à autrui. Sachez qu’il est tout à fait possible de se faire Roqya à soi-même. Et si vous souhaitez plus d’informations à ce sujet, demandez aux gens de Science ou renseignez-vous auprès des sites faisant autorité et dont la croyance est saine.

Car c’est explicitement en ayant la sincérité, les bonnes œuvres ainsi qu’un dogme authentique qu’Allah (Soubhana wa ta’ala) vous donnera la réussite. Qu’elle soit ici-bas ou dans l’au-delà.

Du coup, la Roqya légiférée ne peut se faire qu’à l’aide des moyens que nous avons relevé plus haut. Toute incantation en dehors de ce cadre légal est illicite voir une perdition (polythéisme).

Pour ce faire, il faut que la personne sur laquelle la roqya va être récitée soit consciente que ce moyen de guérison n’est qu’une cause. Qu’elle place sa confiance absolue en son Créateur. Et que le moyen de guérison, d’annulation de la sorcellerie ou de tout autre mal n’est possible que si Dieu le veut.

Les moyens connexes pour combattre un mal

Ainsi certaines circonstances liées à la pratique religieuse sont également possibles pour atténuer un mal. Comme le fait de recourir à la meilleure des adorations, celle qui purifie et immensifie son Seigneur. Nous voulons parler du Tawhid (l’unicité). Et les moyens sont multiples. En l’occurrence, il peut s’agir de manger 7 dattes al ajwa à l’aube. Ou le fait d’invoquer favorablement son Seigneur dans les moments favorables.

Il peut s’agir des invocations en temps de pluie, entre le adhan et l’Iqama, aux dernières heures du Vendredi… Mais aussi le fait d’accomplir la prière du Subh en groupe pour être sous la protection d’Allah. Voir de réciter abondamment les invocations du matin ou du soir. 

Multipliez la récitation des sourates protectrices et du verset du Trône. Tous ces actes d’adoration doivent être la norme avant de recourir à la Roqya par autrui.

Bien que nous le rappelions, il est tout à fait possible d’accomplir la Roqya par soi-même. 

Car celui qui espère en son Seigneur se fit au hadith suivant :

Le Prophète (que la paix et la bénédiction d’Allah soit sur Lui) a dit :

«Soixante-dix mille personnes de ma communauté entreront au Paradis sans aucun jugement. Ils sont ceux qui ne demandent pas que l’on pratique sur eux la Roqya (exorcisme), ceux qui ne croient pas à la mauvaise augure (superstition), et placent entièrement leur confiance en leur Seigneur.

(Sahih Al Boukhari 6472)

Si Raqi, il y a, comment doit se présenter la personne en face de soi ?

Le Raqi est la personne qui fait la Roqyah sur autrui. Ceci n’est pas un statut en soi. Cependant, il convient d’éclaircir certains points concernant l’exorciseur. Et cela toujours pour des questions de charlatanisme ou de mauvaise foi.

En effet, le Raqi n’a pas le droit de demander de salaire en contrepartie de la récitation de sa Roqya. Il peut tout à fait recevoir une sadaqa si la personne le fait de son propre grès. 

En substance dans un athar, Soufian al-Thawri a dit :

“Certes le plus vil des désirs c’est que tu demandes ce bas monde par la science de l’au-delà. » (Cha’ab al-Iman 6937).

Si une personne doit donc être sollicitée pour la pratique de l’exorcisme, elle ne doit pas être reconnue en tant que tel. Effectivement, le Raqi sera plus un musulman dont le comportement est noble, dans le suivi de la tradition prophétique et reconnu pour sa piété dans le fait qu’il délaisse le blâmable et se contente du licite.

Ainsi, le Raqi ne doit pas s’assoir sur une fonction en disant : « je suis Raqi ». Il agit en donnant les meilleures des recommandations en guise de rappel et ne s’immisce pas dans la vie privée. Car l’un de ses traits de caractère consiste à faire preuve de pudeur.

Zoom sur les remèdes recommandés dans la pratique de la Roqya

Il existe plusieurs remèdes entrant dans le cadre de la Roqya. Si le plus connu est d’utiliser de l’eau sur laquelle on a récité le Coran et où l’on a crachoté dessus, le miel ou l’huile d’olive peuvent aussi être des recours possibles.

Les feuilles de jujubier sont aussi un remède prophétique bénéfique dans le cadre de la pratique de la Roqya.

D’ailleurs, il est rapporté d’après Wahb Ibn Moundhib, qu’il est conseillé de prendre 7 feuilles de jujubier. On les réduit en poudre, puis on les mélange à de l’eau et on y lit le verset du trône. On en boit 3 gorgées puis on se lave avec le reste, et tous les maux disparaîtront. (Tafsir ibn-Kathir / 2-103)

Le Qist al hindi (costus marin) est également une cause permettant d’arriver à ses fins. En effet, le costus marin chasse le démon. En ingérant le costus hindi, si la guérison le permet, le démon s’évacue normalement par les selles sous forme diarrhée. (Pour en savoir plus découvre le livre l’authentique de la médecine prophétique).

Les feuilles de séné permettent elles aussi d’attaquer la sorcellerie dans la zone du ventre. Elles produisent les mêmes effets en éliminant le mal.

Si nous avons tant insisté sur ce sujet et détaillé ces remèdes au cours de cette lecture, vous pourrez les retrouver au cœur de notre boutique en ligne.